Blessure de trahison – Exercice 3
Les situations où je ne fais pas confiance
Après avoir identifié les expériences de trahison et les moments où tu t’es éloigné·e de toi-même, cet exercice t’invite à observer comment la méfiance se manifeste aujourd’hui.

Il ne s’agit pas de te reprocher ton manque de confiance, mais de comprendre dans quelles situations précises ce réflexe de protection s’active encore.

Cette étape permet de commencer à distinguer ce qui relève d’une prudence justifiée de ce qui relève d’une vigilance excessive héritée du passé.
Audio de préparation
Si tu le souhaites, écoute cet audio avant de commencer. Il t’aidera à entrer dans l’exercice avec plus de clarté et de stabilité.
✦ Contexte
Ne pas faire confiance n’est pas un défaut. C’est souvent une réponse à une expérience passée.

Après une trahison (ou une série de déceptions), le système intérieur peut développer une vigilance accrue : besoin de vérifier, difficulté à déléguer, peur d’être manipulé·e, anticipation du risque.

Cet exercice ne vise pas à “forcer” la confiance. Il vise à la rendre plus consciente : repérer précisément quand la méfiance s’active, et ce qu’elle cherche à protéger.
✦ Objectif
Cet exercice t’aide à repérer les situations dans lesquelles tu as du mal à faire confiance.

L’objectif est de mieux comprendre les contextes où la méfiance apparaît, ce qu’elle cherche à éviter, et comment elle influence ta manière d’entrer en relation.

Il s’agit d’un exercice d’observation, sans jugement, et sans tentative de correction immédiate.
✦ Les situations où la confiance est difficile
Dans quels contextes la méfiance apparaît-elle le plus souvent ?

Avec certaines personnes ? Dans certaines situations relationnelles ou professionnelles ?

Note ce qui est le plus concret possible : un type de contexte, une dynamique, un moment précis.
✦ Ce que je fais dans ces situations
Lorsque la confiance est absente, comment réagis-tu généralement ?

Par exemple : tu observes beaucoup, tu contrôles davantage, tu prends de la distance, tu évites de t’engager pleinement, tu vérifies, tu questionnes.
✦ Ce que cette méfiance cherche à éviter
Dans ces situations, qu’essaies-tu principalement d’éviter ou de prévenir ?

Par exemple : une déception, une perte de contrôle, une remise en question, le risque d’être trompé·e à nouveau.
✦ Ce que je peux reconnaître aujourd’hui
Avec le recul, peux-tu reconnaître si cette méfiance est toujours adaptée à la situation, ou si elle est parfois davantage liée à des expériences passées ?

L’idée n’est pas de trancher “pour toujours”, mais de commencer à nuancer.
✦ Une nuance importante à poser
Dans quelles situations pourrais-tu faire la différence entre une prudence juste et une fermeture excessive ?

Note une ou deux nuances concrètes que tu aimerais apprendre à repérer.
✦ Rituel d’intégration
Ferme les yeux quelques instants.

Respire lentement, et rappelle-toi ceci : ta méfiance a une intention de protection.

Sans chercher à la supprimer, reconnais-la intérieurement, puis demande-toi :

« De quoi essaie-t-elle de me préserver ? Et de quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité, ici et maintenant ? »
✦ Phrase d’intégration
« Je reconnais mes mécanismes de protection et j’apprends à distinguer la prudence de la fermeture. »