Blessure d’humiliation – Exercice 1
Quand je m’excuse trop souvent
Avant de commencer cet exercice, je t’invite à prendre un carnet ou quelques feuilles qui te serviront de support personnel tout au long du programme.

Les exercices proposés ici sont des espaces d’observation et de reconnexion à toi. Il n’y a rien à réussir, rien à bien faire. Prends simplement le temps nécessaire pour te déposer dans l’expérience, avec douceur et honnêteté.
Audio de préparation
Si tu le souhaites, écoute cet audio avant de commencer. Il t’aidera à te déposer et à entrer dans l’exercice de manière plus sécurisante.
✦ Contexte
S’excuser est parfois un geste relationnel naturel : une manière de reconnaître un malentendu, de réparer ou de prendre en compte l’autre.

Mais lorsque l’excuse devient automatique, répétée, presque réflexe, elle peut aussi révéler une tendance à s’effacer, à minimiser sa place, ou à tenter de prévenir un jugement.

Dans la blessure d’humiliation, s’excuser trop vite peut être une stratégie inconsciente pour éviter de déranger, préserver l’harmonie, limiter son exposition ou rester “acceptable” aux yeux des autres.

Observer ce mécanisme sans jugement permet de reprendre de la clarté et de retrouver un positionnement plus ajusté.
✦ Objectif
Cet exercice t’invite à observer les moments où tu t’excuses, en particulier lorsque cela ne semble pas réellement nécessaire.

Dans la blessure d’humiliation, l’excuse peut parfois devenir un réflexe visant à :

– éviter de déranger
– préserver l’harmonie
– prévenir un malaise
– rester discret·e
– limiter son exposition

Il ne s’agit pas ici de modifier ton comportement, ni de te juger. Simplement de mieux comprendre ce qui se joue pour toi dans ces moments-là.

Car observer avec lucidité est souvent la première étape vers un positionnement plus ajusté.
✦ Consigne
Prends un temps calme pour cet exercice.

Avance à ton rythme, sans chercher à analyser parfaitement ce que tu écris.

Il n’y a rien à réussir. Seulement à observer.
✦ Les situations dans lesquelles je m’excuse
Repense aux moments récents où tu as présenté des excuses.

Dans quels contextes cela se produit-il le plus souvent ?

Par exemple :
– en prenant la parole
– en demandant quelque chose
– en exprimant un besoin
– en donnant ton avis
– en occupant de l’espace
– en posant une limite
✦ Ce que je ressens à cet instant
Lorsque tu t’excuses, que perçois-tu intérieurement ?

Peut-être :
– un léger inconfort
– une tension
– une appréhension
– la peur de déranger
– le souhait que tout se passe bien

Note simplement ce que tu observes, sans interpréter.
✦ Ce que cette excuse cherche à éviter
Si tu prends un instant pour regarder avec recul…

Que semble prévenir cette excuse ?

– un malaise
– un conflit
– un jugement
– une réaction négative
– le fait d’être trop visible
✦ L’intention derrière mon excuse
Chaque comportement a une fonction.

Lorsque tu t’excuses, que cherches-tu peut-être à préserver ?

– la qualité de la relation
– une forme d’équilibre
– l’acceptation
– la tranquillité
– ou une place qui te paraît plus sûre
✦ Excuse ajustée ou excuse automatique ?
Avec le recul, observe :

Dans quelles situations ton excuse te semble-t-elle juste ?

Et dans lesquelles apparaît-elle presque comme un réflexe ?

Sans jugement — simplement pour clarifier.
✦ Phrase d’intégration
« J’apprends à reconnaître quand une excuse est juste et quand elle ne l’est pas. Je développe une présence plus ajustée. »