Blessure d’injustice – Exercice 5
Identifier mes zones de rigidité
« La rigidité apparaît souvent lorsque le besoin de justesse devient trop exigeant. »

Dans la blessure d’injustice, la rigidité n’est pas un défaut. Elle est souvent une manière de rester en sécurité : tenir, contrôler, ne pas se tromper, rester cohérent·e, être irréprochable.

Cet exercice t’invite à repérer où cette rigidité s’exprime dans ton quotidien, et ce qu’elle cherche à protéger.

L’objectif n’est pas de t’assouplir immédiatement, mais de comprendre avec précision où et pourquoi cette tension s’est installée.
Audio de préparation
Si tu le souhaites, écoute cet audio avant de commencer. Il t’aidera à ralentir et à observer ton fonctionnement avec plus de clarté et de douceur.
✦ Contexte
Dans la blessure d’injustice, la rigidité se manifeste souvent :

– par une exigence élevée envers soi-même,
– par une difficulté à tolérer l’erreur ou l’imperfection,
– par un besoin de règles claires et équitables,
– ou par une tension intérieure liée au sentiment de devoir « bien faire ».

Cette rigidité est parfois ancienne, automatique, et peut s’activer sans même que l’on s’en rende compte. La reconnaître est déjà une étape structurante.
✦ Objectif
Cet exercice a pour objectif de repérer les zones de rigidité dans ton fonctionnement : là où tu te sens tendu·e, inflexible, sous pression ou dans l’obligation d’être irréprochable.

L’objectif n’est pas de changer immédiatement, mais de comprendre où cette rigidité s’est installée, et ce qu’elle cherche à préserver en toi.
✦ Consigne
Installe-toi dans un espace calme.

Prends quelques instants pour te poser avant d’écrire.

Il ne s’agit pas de te juger, mais d’observer avec honnêteté les situations dans lesquelles tu te sens tendu·e, inflexible ou sous pression.
✦ Les situations où je me sens rigide
Dans quels contextes ressens-tu le plus souvent cette rigidité ?

Par exemple : au travail, dans ton organisation, dans tes responsabilités, dans tes relations, dans la manière dont tu te juges.
✦ Les règles que je m’impose
Dans ces situations, quelles sont les règles implicites que tu t’imposes ?

Par exemple :
– « je dois bien faire »,
– « je n’ai pas le droit à l’erreur »,
– « je dois être cohérent·e, juste, irréprochable »,
– « je dois en faire plus pour être reconnu·e ».
✦ Ce que je crains si je relâche
Si tu imagines relâcher un peu cette rigidité, qu’est-ce que tu crains le plus ?

Par exemple : être jugé·e, être injustement évalué·e, perdre ta légitimité, ne plus être respecté·e.
✦ Le lien avec mon sens de la justice
En quoi cette rigidité est-elle liée à ton besoin de justice ou d’équité ?

Par exemple : vouloir que les règles soient respectées, refuser l’arbitraire, chercher à être traité·e de manière juste, éviter toute forme d’injustice ou de reproche.
✦ Ce que je peux ajuster aujourd’hui
Sans renoncer à ton sens du juste, qu’est-ce que tu pourrais ajuster pour être plus équitable envers toi-même ?

Par exemple : assouplir certaines règles internes, accepter l’erreur comme humaine, reconnaître tes limites, distinguer exigence juste et pression excessive.
✦ Phrase d’intégration
« Je reconnais mes zones de rigidité et je choisis plus de justesse envers moi-même. »